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Les différentes formes de magie : origines, pratiques et rituels de protection

6 sept.
15 min de lecture


Depuis toujours, l’être humain cherche à comprendre ce qui ne se voit pas.

Bien avant notre époque moderne, il observait déjà le ciel, les saisons, les plantes, le feu, les mouvements de la Lune. Il priait, portait des amulettes, accomplissait des gestes symboliques et cherchait parfois dans la nature des signes, des réponses ou simplement une forme de protection.

La magie appartient à cette histoire ancienne et profondément humaine.

Elle fascine autant qu’elle inquiète, probablement parce qu’elle touche précisément à ce qui nous échappe : l’invisible, l’intuition, les forces de la nature, le destin, l’amour, la peur, la mort, l’espoir et notre besoin de nous sentir protégés.

Pourtant, parler de « la magie » comme s’il s’agissait d’une pratique unique serait une erreur.

Magie blanche, magie verte, magie rouge, magie noire, traditions celtiques ou druidiques, magie naturelle, Wicca, magie lunaire, magie élémentaire, magie cérémonielle… Au fil des siècles, des cultures et des courants spirituels, les pratiques et les croyances se sont croisées, transformées et parfois réinventées.

Certaines cherchent à protéger. D’autres à attirer. Certaines accompagnent une démarche spirituelle. D’autres encore prétendent agir directement sur une personne ou sur les événements.

Je vous propose donc de pousser doucement la porte de cet univers.

Sans sensationnalisme.

Sans prétendre non plus expliquer rationnellement tout ce qui appartient au domaine de la croyance et de l’expérience intime.

Mais sans retirer à la magie ce qui fait aussi son essence : sa part de mystère.


Quelles sont les différentes formes de magie ?
Il existe de nombreuses formes de magie, parmi lesquelles la magie blanche, associée à la protection et à l'harmonie ; la magie verte ou naturelle, liée aux plantes et aux cycles de la nature ; les traditions celtiques et druidiques ; la Wicca moderne ; les magies élémentaire, lunaire et solaire ; la magie populaire ; la magie cérémonielle ; la magie rouge, associée à l'amour et au désir ; et la magie noire, généralement associée à la nuisance ou à la domination. Ces catégories ne sont cependant pas universelles : elles varient selon les époques, les cultures et les traditions spirituelles.

Qu’est-ce que la magie ?

Il n’existe pas une définition unique de la magie.

Selon les époques et les cultures, elle peut désigner un ensemble de rites, de prières, de symboles ou de pratiques auxquels on attribue la capacité d’agir sur le monde visible ou invisible.

Elle peut être associée aux plantes, aux éléments, aux astres, aux divinités, aux esprits, aux ancêtres ou simplement à la puissance symbolique de l’intention.

Et c’est déjà là que les choses deviennent intéressantes.

Car la frontière entre magie, religion, spiritualité, superstition, folklore et traditions populaires n’a jamais été parfaitement nette.

Une bougie allumée accompagnée d’une prière est-elle un acte religieux ou magique ?

Une plante suspendue autrefois au-dessus d’une porte pour protéger une maison appartient-elle à la magie ou au folklore ?

Une amulette portée depuis plusieurs générations est-elle un objet magique ou simplement un symbole rassurant ?

Tout dépend de la culture, de l’époque et surtout du sens que l’on donne au geste.

La magie n’est donc pas seulement une affaire de sortilèges et de grimoires. Elle est aussi faite de petits rites, de symboles et de traditions qui ont accompagné l’humanité pendant très longtemps.

Les différentes formes de magie

Les couleurs et les catégories que nous utilisons aujourd’hui sont pratiques pour nous repérer, mais elles ne constituent pas une classification universelle et immuable.

Une même pratique peut d’ailleurs être considérée comme protectrice dans une tradition et tout autrement dans une autre.

Gardons donc ces appellations comme des repères, plutôt que comme des frontières absolues.

La magie blanche : protéger, purifier et accompagner

La magie blanche est probablement la plus connue.

Elle désigne généralement les pratiques dont l’intention est considérée comme bénéfique : protection, purification, apaisement, chance, accompagnement d’une personne ou recherche d’harmonie.

Elle peut utiliser des bougies, des plantes, de l’encens, des prières, des symboles, des talismans ou encore des visualisations.

Mais ce qui caractérise surtout la magie blanche est son intention.

Elle ne cherche normalement ni à nuire ni à contraindre.

On retrouve ainsi une idée très simple : agir pour soi ou accompagner quelqu’un sans chercher à prendre le pouvoir sur lui.

Cette distinction prendra toute son importance lorsque nous parlerons de magie rouge et de certaines pratiques visant à influencer une autre personne.

La magie verte : lorsque la nature devient un langage

La magie verte, parfois appelée magie naturelle, entretient une relation très étroite avec les plantes et les cycles de la nature.

Ici, le jardin peut presque devenir un grimoire.

Romarin, sauge, lavande, laurier, thym… certaines plantes possèdent depuis très longtemps une symbolique particulière dans les traditions populaires.

La magie verte s’intéresse également aux arbres, aux fleurs, aux saisons, aux pierres et parfois aux différentes phases de la Lune.

Elle repose sur une vision dans laquelle l’être humain ne se situe pas au-dessus de la nature, mais à l’intérieur d’elle.

Le changement des saisons devient alors porteur de sens : naissance au printemps, expansion en été, transformation en automne, repos en hiver.

Bien sûr, les propriétés spirituelles attribuées aux plantes relèvent des traditions et des croyances et ne doivent pas être confondues avec leurs éventuelles propriétés médicinales.

Mais symboliquement, cette magie possède quelque chose de très beau : elle nous rappelle que nous faisons partie d’un cycle beaucoup plus vaste que nous.

Magie celtique et traditions druidiques : entre histoire et imaginaire

Voilà un domaine dans lequel il faut avancer avec une certaine prudence.

Les druides ont réellement existé dans les sociétés celtiques antiques. Ils occupaient notamment des fonctions religieuses, intellectuelles et sociales importantes.

Mais contrairement à ce que certains ouvrages modernes peuvent laisser entendre, nous ne possédons pas un immense manuel secret contenant leurs rituels détaillés.

Une partie importante de leurs connaissances était transmise oralement.

Ce que l’on appelle aujourd’hui « magie druidique » ou parfois « magie celtique » rassemble donc souvent des éléments historiques, des traditions folkloriques plus tardives et des reconstructions spirituelles modernes.

Cela n’enlève rien à leur valeur symbolique.

Cela signifie simplement qu’il faut distinguer les Celtes de l’Antiquité des spiritualités contemporaines qui s’en inspirent.

Dans ces dernières, la nature occupe souvent une place centrale : arbres, forêts, sources, cycles saisonniers, Soleil, Lune et célébration des passages de l’année.

Le chêne, notamment, conserve une symbolique extrêmement puissante.

Et peut-être est-ce justement cette relation ancienne entre l’humain et la nature qui continue aujourd’hui à nous fasciner.

La Wicca : une spiritualité moderne tournée vers la nature

La Wicca est parfois présentée comme une religion extrêmement ancienne ayant survécu secrètement pendant des siècles.

L’histoire est plus nuancée.

La Wicca telle que nous la connaissons aujourd’hui apparaît publiquement au XXe siècle, notamment autour de Gerald Gardner dans les années 1950.

Elle s’inspire de différentes sources : occultisme occidental, folklore, mouvements ésotériques, représentations anciennes de la sorcellerie et spiritualités liées à la nature.

Elle accorde généralement une grande importance aux cycles saisonniers, à la Lune, aux éléments et à une forme de sacralisation de la nature.

Différents courants wiccans existent aujourd’hui et tous ne pratiquent pas exactement de la même manière.

Mais la Wicca a incontestablement participé au regain d’intérêt contemporain pour les spiritualités naturelles et certaines formes modernes de sorcellerie.

Elle n’est donc pas la survivance intacte d’une religion celtique vieille de plusieurs millénaires.

Elle représente plutôt une réappropriation moderne de différents héritages spirituels et symboliques.

La magie élémentaire : terre, eau, air et feu

Quatre éléments reviennent régulièrement dans les traditions ésotériques occidentales :

la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu.

La Terre est généralement associée à l’ancrage, à la stabilité et au monde matériel.

L’Eau évoque davantage les émotions, l’intuition et le mouvement.

L’Air est associé à la pensée, à la communication et au souffle.

Le Feu représente l’action, la transformation, la volonté et l’énergie.

Certaines traditions ajoutent un cinquième élément : l’Esprit, l’Éther ou la Quintessence.

Dans les pratiques contemporaines, travailler symboliquement avec les éléments peut prendre des formes extrêmement simples : méditer près de l’eau, allumer une bougie, marcher pieds nus sur la terre, observer une flamme ou simplement prendre conscience de sa respiration.

Le rituel n’a pas nécessairement besoin d’être spectaculaire pour avoir du sens.

La magie lunaire

La Lune occupe une place particulière dans l’imaginaire magique.

Elle disparaît, revient, croît puis décroît.

Elle est donc naturellement devenue un symbole de cycle, transformation et renouvellement.

Dans certaines pratiques contemporaines, la nouvelle lune est associée aux nouveaux départs et aux intentions.

La lune croissante accompagne symboliquement ce que l’on souhaite développer.

La pleine lune représente l’accomplissement, l’intensité ou la gratitude.

La lune décroissante est davantage associée au détachement, au nettoyage et à ce que l’on souhaite laisser derrière soi.

Il s’agit ici d’un langage symbolique et spirituel, et non d’une démonstration scientifique selon laquelle une phase lunaire permettrait matériellement de réaliser un souhait.

Mais un symbole n’a pas besoin d’être une loi physique pour avoir du sens.

La magie solaire

On parle beaucoup de la Lune et beaucoup moins du Soleil.

Pourtant, lui aussi possède une immense symbolique.

Lumière, vitalité, force, expansion, clarté, réussite : le Soleil représente souvent ce qui éclaire et met en mouvement.

Les solstices et les équinoxes ont d’ailleurs marqué de nombreuses cultures bien avant notre époque.

Observer ces passages, célébrer le retour de la lumière ou simplement prendre conscience du changement des saisons appartient à cette très vieille relation entre l’être humain et le ciel.

La magie populaire : celle qui vivait parfois dans nos maisons

C’est probablement l’une des formes de magie que je trouve les plus fascinantes.

Parce qu’elle ne portait pas toujours le nom de magie.

Dans les campagnes européennes comme ailleurs dans le monde, les familles ont longtemps transmis des prières, des gestes protecteurs, des plantes, des objets et des traditions.

On protégeait une maison.

On bénissait un enfant.

On conservait parfois un objet considéré comme porte-bonheur.

On accomplissait certains gestes lors d’une naissance, d’un mariage, d’une maladie ou d’un décès.

Ces pratiques se mélangeaient fréquemment avec la religion dominante, les traditions locales et les superstitions.

Certaines ont disparu.

D’autres existent encore sans que nous nous demandions vraiment d’où elles viennent.

La magie populaire est ainsi souvent une magie discrète.

Une magie qui ne vivait pas nécessairement dans les grimoires, mais dans la mémoire des familles.

La magie cérémonielle

À l’opposé de ces pratiques familiales très simples existe une magie beaucoup plus codifiée : la magie cérémonielle.

Elle s’est développée notamment dans différentes traditions ésotériques occidentales et peut faire appel à des rituels complexes, des correspondances astrologiques, des symboles, des invocations, des textes ou des objets consacrés.

Elle est parfois appelée « haute magie ».

Son objectif peut être spirituel : connaissance de soi, élévation, transformation intérieure ou recherche d’une relation particulière avec le sacré.

Elle a également beaucoup influencé l’occultisme occidental moderne.

Qu’est-ce que la magie rouge ?

La magie rouge concerne principalement l’amour, l’attraction, le désir et la sexualité.

Et c’est probablement ici que l’éthique devient particulièrement importante.

Il existe une immense différence entre accomplir un rituel symbolique pour se sentir prêt à accueillir une relation dans sa vie…

…et accomplir un rituel avec l’intention qu’une personne précise tombe amoureuse, revienne ou abandonne quelqu’un.

Dans le deuxième cas apparaît une volonté de modifier la décision d’autrui.

Même lorsqu’on croit à l’efficacité de la magie, une question devrait donc rester centrale :

Ai-je le droit de décider de ce qu’une autre personne doit ressentir ?

À mes yeux, non.

L’amour ne devrait jamais devenir une affaire de possession.

Et cette réflexion nous conduit naturellement vers les pratiques beaucoup plus sombres.

La magie noire : domination, nuisance et malédiction

Je ne vais volontairement pas détailler ici les pratiques de magie noire.

Ce n’est ni l’objectif de cet article ni une direction que je souhaite encourager.

Cette appellation désigne généralement les pratiques dont l’intention serait de nuire, dominer, contraindre, maudire ou provoquer volontairement un malheur.

Certaines traditions possèdent leurs propres notions de malédiction ou de magie offensive, sans forcément utiliser l’expression occidentale moderne de « magie noire ».

Mais quelle que soit l’étiquette utilisée, une question demeure :

que se passe-t-il lorsque notre pratique spirituelle se construit autour de la volonté de nuire à quelqu’un ?

Même sans présumer de l’existence d'un mécanisme surnaturel, entretenir volontairement la haine, la vengeance ou l’obsession peut déjà avoir des conséquences très réelles sur notre propre équilibre.

Existe-t-il d’autres formes de magie ?

Oui. Beaucoup.

Les pratiques contemporaines utilisent quantité d’appellations : magie des bougies, magie des cristaux, magie des rêves, magie des sigils, magie ancestrale, magie intuitive, magie des plantes, magie des nombres…

Certaines correspondent à de véritables traditions structurées. D’autres sont des catégories modernes permettant simplement de décrire une manière de pratiquer.

Il serait donc impossible de dresser une liste parfaitement exhaustive.

Et peut-être n’est-ce pas nécessaire.

Car derrière toutes ces appellations revient finalement la même question :

quelle est l’intention placée derrière le rituel ?

La magie peut-elle avoir des conséquences ?

C’est une question essentielle.

Dans certaines traditions spirituelles, on considère que toute action magique produit un retour ou une conséquence.

La manière d’interpréter ce principe varie énormément selon les croyances.

Mais il existe également des conséquences beaucoup plus concrètes.

Un rituel peut devenir rassurant.

Mais il peut également devenir envahissant.

Une personne peut commencer par purifier sa maison de temps en temps puis finir par penser qu’elle doit recommencer chaque jour sous peine qu’un malheur arrive.

Elle peut attribuer chaque difficulté à une attaque extérieure.

Elle peut devenir persuadée qu’une autre personne lui veut du mal.

Et la spiritualité, qui devait initialement apporter du réconfort, commence alors à nourrir la peur.

Un rituel de protection devrait vous aider à vous sentir plus libre, jamais plus prisonnier.

Attention aux faux désenvoûtements et aux marchands de peur

Je tiens particulièrement à cette mise en garde.

Certaines personnes utilisent la peur de la magie noire, du mauvais œil ou des malédictions pour soutirer de l’argent à des personnes fragilisées.

Le scénario est souvent semblable.

On vous annonce qu’une énergie extrêmement négative vous entoure.

Puis qu’une personne vous aurait jeté un sort.

Et enfin qu’un rituel urgent — évidemment payant — serait indispensable pour éviter une catastrophe.

Les sommes demandées peuvent ensuite augmenter.

Soyez extrêmement prudent.

Quelqu’un qui vous annonce une malédiction puis vous réclame de l’argent pour la retirer n’est pas en train de vous protéger. Il utilise votre peur.

Aucune pratique spirituelle saine ne devrait fonctionner par menace.

Les rituels de protection : une tradition presque universelle

Nous arrivons probablement à la partie qui me tient le plus à cœur.

Depuis très longtemps, les humains cherchent à protéger leurs maisons, leurs proches et eux-mêmes.

Amulettes, prières, plantes, fumigations, symboles, eau, sel, feu…

Les formes changent selon les cultures.

Mais l’intention demeure étonnamment semblable :

créer une frontière entre soi et ce que l’on considère comme nuisible.

Et contrairement à l’image parfois spectaculaire de la magie, un rituel de protection peut être extrêmement simple.

Purifier son espace

Avant de protéger un lieu, de nombreuses traditions commencent par le purifier.

Cela peut passer par l’ouverture des fenêtres, le rangement, le nettoyage physique de la pièce ou l’utilisation symbolique d’une fumigation.

Et j’aime particulièrement commencer par quelque chose d’aussi banal qu’ouvrir une fenêtre.

Parce qu’un lieu étouffant, sombre et encombré ne nécessite pas forcément un exorcisme.

Parfois, il nécessite surtout dix minutes d’air frais.

La magie peut aussi garder les pieds sur terre.

Le sel dans les traditions de protection

Le sel possède une symbolique protectrice extrêmement ancienne.

Il a été utilisé dans différents contextes religieux, folkloriques et spirituels.

Aujourd’hui encore, certaines personnes placent symboliquement une petite quantité de sel près d’une entrée ou l’utilisent lors d’un rituel de purification.

Il ne s’agit évidemment pas de transformer la maison en marais salant.

Le symbole suffit.

Les plantes protectrices

De nombreuses plantes ont été associées à la purification ou à la protection selon les traditions.

Le romarin, le laurier ou encore la lavande apparaissent régulièrement dans le folklore européen.

Elles peuvent être utilisées simplement comme éléments symboliques : bouquet, sachet, couronne ou plante présente dans la maison.

Attention cependant : naturel ne signifie pas automatiquement sans danger.

Certaines plantes sont toxiques, certaines huiles essentielles sont irritantes et certaines fumigations sont déconseillées en présence d’enfants, d’animaux ou de personnes souffrant de problèmes respiratoires.

Un rituel n’a jamais besoin d’être dangereux pour être puissant symboliquement.

La bougie comme symbole de protection

Une flamme possède quelque chose d’hypnotique.

Depuis des siècles, elle accompagne les prières, les cérémonies, les veillées et les moments de recueillement.

Dans un rituel de protection, une bougie peut représenter la lumière que l’on souhaite maintenir autour de soi.

Il suffit parfois de l’allumer quelques instants et de formuler intérieurement une intention simple :

Ici, je veux me sentir en paix.

Rien de plus.

Et évidemment, une bougie reste une flamme : jamais sans surveillance.

Les amulettes et talismans

Presque toutes les cultures ont connu des objets auxquels on attribuait une fonction protectrice.

Médailles, pierres, symboles religieux, bijoux, petits sachets d’herbes, objets hérités…

La puissance de ces objets peut être comprise de différentes manières.

Certains y voient une véritable protection spirituelle.

D’autres un support symbolique.

D’autres encore un objet affectif qui rappelle une personne ou une intention.

Ces interprétations peuvent parfaitement cohabiter.

Un rituel simple de protection du foyer

Voici une pratique volontairement douce, sans invocation et sans recherche d’action sur qui que ce soit.

Commencez par ranger légèrement la pièce et ouvrez une fenêtre quelques minutes.

Installez-vous ensuite dans un endroit calme.

Vous pouvez allumer une bougie si vous le souhaitez, en respectant évidemment les précautions habituelles.

Prenez quelques respirations lentes.

Observez simplement l’endroit où vous êtes.

Puis imaginez une lumière douce qui se répand progressivement dans la pièce.

Elle n’attaque rien.

Elle ne combat personne.

Elle délimite simplement votre espace.

Vous pouvez alors formuler mentalement une intention :

Que cet endroit demeure un lieu de calme, de respect et de sécurité. Que ce qui ne m’appartient pas reste à l’extérieur et que je conserve ici ce qui m’apaise et me fait du bien.

Respirez encore quelques instants.

Puis terminez le rituel.

Il n’est pas nécessaire de le recommencer compulsivement.

Une protection n’a pas vocation à devenir une prison.

Le plus puissant des rituels de protection commence parfois par soi

C’est probablement ici que ma vision de la spiritualité rejoint mon travail de sophrologue.

Nous cherchons parfois très loin ce qui pourrait commencer par quelque chose de beaucoup plus proche :

notre corps.

Sentir ses pieds sur le sol.

Respirer.

Revenir à ce que l’on ressent réellement.

Faire la différence entre une intuition et une peur.

Visualiser autour de soi un espace protecteur.

Savoir également dire non.

Quitter une situation qui nous fait du mal.

Mettre une limite à quelqu’un.

La protection spirituelle ne devrait jamais remplacer ces protections très concrètes.

Au contraire.

Elles peuvent se compléter.

On peut aimer les bougies, les pierres, les prières et les rituels…

…et verrouiller sa porte.

Les deux ne sont absolument pas incompatibles.

Faut-il croire à la magie pour pratiquer un rituel ?

Pas nécessairement de la même manière que quelqu’un d’autre.

Pour certains, la magie est une réalité spirituelle.

Pour d’autres, elle est une manière de travailler avec les symboles et l’intention.

Pour d’autres encore, accomplir un rituel permet simplement de marquer un passage : laisser quelque chose derrière soi, commencer une nouvelle période, rendre hommage à quelqu’un ou créer un moment de recueillement.

Je n’ai aucune envie de vous dire ce que vous devez croire.

La spiritualité est profondément personnelle.

Je préfère simplement conserver deux choses à mes côtés lorsque je m’approche de l’invisible :

l’ouverture… et le discernement.

L’une sans l’autre peut parfois nous perdre.

Entre nature, invisible et protection

Des forêts celtiques aux pratiques contemporaines de la Wicca, des prières familiales aux bougies allumées dans le silence, des amulettes anciennes aux rituels modernes, la magie a changé mille fois de visage.

Elle a parfois été sacrée.

Parfois interdite.

Parfois crainte.

Parfois ridiculisée.

Et pourtant, elle continue de fasciner.

Peut-être parce qu’au fond, derrière tous les grimoires, les plantes, les pierres et les symboles, elle parle de quelque chose de profondément humain.

Notre envie de comprendre ce que nous ne comprenons pas.

Notre besoin de donner du sens.

Notre désir de nous relier à la nature et à ce qui nous dépasse.

Et notre besoin, parfois, de nous sentir protégés.

Alors si vous souhaitez pousser cette porte, faites-le avec curiosité.

Gardez votre esprit ouvert.

Mais gardez également votre discernement.

Ne laissez personne utiliser l’invisible pour vous faire peur.

Ne laissez personne vous convaincre que votre vie lui appartient parce qu’il serait le seul à pouvoir vous débarrasser d’une prétendue malédiction.

Et surtout, souvenez-vous qu’un rituel de protection n’est pas destiné à vous apprendre à craindre le monde.

Il devrait simplement vous aider à retrouver votre place à l’intérieur de celui-ci.

Peut-être est-ce finalement là que commence la magie.

Dans cet endroit étrange, intime et silencieux…

quelque part entre ce que nous savons, ce que nous croyons et ce que nous ressentons.



FAQ MAGIE


Quelle est la différence entre magie blanche et magie noire ?

La magie blanche désigne généralement des pratiques tournées vers la protection, la purification, l'harmonie ou l'accompagnement, tandis que la magie noire est traditionnellement associée à la nuisance, à la domination ou à la malédiction. Ces appellations constituent toutefois des catégories variables selon les traditions et ne correspondent pas à une classification universelle de la magie.

Quelle magie est associée à la protection ?

La magie blanche et certaines formes de magie naturelle ou populaire sont particulièrement associées aux rituels de protection. Bougies, prières, plantes, sel, amulettes et symboles protecteurs ont été utilisés sous différentes formes selon les époques et les cultures.

Quelle est la différence entre magie verte et Wicca ?

La magie verte désigne généralement des pratiques spirituelles ou magiques centrées sur la nature, les plantes et les cycles naturels. La Wicca est quant à elle une religion ou spiritualité néopaïenne moderne apparue publiquement au XXe siècle. Certaines pratiques wiccanes accordent une grande place à la nature, mais magie verte et Wicca ne sont donc pas synonymes.

La magie druidique existe-t-elle encore aujourd'hui ?

Il existe aujourd'hui des mouvements druidiques et néodruidiques inspirés des cultures celtiques et de leur rapport à la nature. En revanche, nous ne possédons pas une transmission complète et ininterrompue des pratiques des druides de l'Antiquité. Les pratiques contemporaines mêlent donc héritages historiques, inspirations culturelles et reconstructions modernes.

Comment faire un rituel de protection simple ?

Un rituel de protection peut rester très simple : aérer et ranger son espace, s'installer au calme, allumer éventuellement une bougie, respirer lentement puis visualiser une lumière protectrice autour de soi ou de son foyer. Le rituel peut être accompagné d'une intention ou d'une prière selon les croyances de chacun. Il doit apporter de l'apaisement et non devenir une source de peur ou une pratique compulsive.

Comment savoir si un rituel spirituel devient malsain ?

Un rituel mérite d'être remis en question lorsqu'il devient indispensable pour se rassurer, lorsqu'il nourrit la peur d'être constamment attaqué ou lorsqu'une personne réclame de l'argent en affirmant être la seule capable de lever une malédiction. Une pratique spirituelle saine devrait préserver le discernement, la liberté et l'autonomie.


Chantal Vitalis

Différentes formes de magie et rituels de protection : magie blanche, verte, celtique, Wicca et magie lunaire

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